Nouvelle-Aquitaine : le boom des emplois liés aux investissements extérieurs

Objectif-Aquitaine  Par Nina Tapie  | 
Les données de l’Agence de développement et d’innovation (ADI) Nouvelle-Aquitaine l’attestent : la région a attiré davantage d’entreprises et d’emplois en 2017 qu’en 2016, affichant un bond de +69 % à 6.546 emplois potentiellement créés d’ici trois ans. Plus de la moitié de ces créations est concentrée en Gironde tandis que le numérique, en forte progression, et le domaine des services sont les premiers bénéficiaires de ces investissements.

En 2017, 305 investissements extérieurs ont annoncé la création potentielle de 6.546 emplois en Nouvelle-Aquitaine d’ici trois ans, ce qui représente une hausse de 69 % par rapport aux chiffres de 2016, selon l’Agence de développement et d’innovation (ADI). Récoltées en collaboration avec ses partenaires – agglomérations, consulaires et agences locales – et Business France concernant les investissements étrangers, les données de l’Observatoire 2017 de l’attractivité de la Nouvelle-Aquitaine compilent les investissements exogènes, c’est-à-dire provenant d’une autre région française ou d’un pays étranger(*).

13 projets à plus de 100 emplois

Selon cette 2e édition sur le périmètre de la Nouvelle-Aquitaine, la typologie des projets est qualitative : les investisseurs sont plus nombreux et plus fidèles, et davantage orientés vers la création de nouveaux sites et d’emplois. Sont concernées majoritairement les fonctions stratégiques de l’entreprise : 68 % des emplois concernent la production, le service en entreprise et la recherche et développement.

L’observatoire dénombre treize projets d’investissement à plus de 100 emplois – contre seulement trois en 2016 – qui totalisent un tiers des emplois crées. Neuf sont des opérations françaises et cinq concernent le secteur du numérique en Gironde. Les projets créant moins de dix emplois sont aussi en augmentation par rapport à 2016 (+40 %).

L’Aquitaine recense 75% des emplois créés

La reprise économique en France, l’embellie de l’attractivité des territoires français à l’étranger et la mise en place de la LGV encouragent et stimulent la croissance régionale. Une croissance qui reste mal répartie, même si cohérente avec le poids économique de chaque département. L’ex-‘Aquitaine recense 75 % des emplois et la Gironde concentre, à elle seule, 41 % des projets et 55 % des emplois même si son poids est en retrait de neuf points par rapport à l’an passé au profit des Pyrénées-Atlantiques, de la Charente-Maritime et des Deux-Sèvres. Ce sont surtout les projets français qui se concentrent en Gironde, les investissements étrangers restent mieux répartis (71% sont hors-Gironde). Plus largement, dix départements néo-aquitains sur douze ont bénéficié de cette croissance. Quant aux anciennes régions Poitou-Charentes et Limousin, elles ont capté respectivement 23 % et 7 % des projets d’investissement en 2017.

Avec 97 projets d’investissement étrangers sur l’année 2017, la Nouvelle-Aquitaine devient la 5e région de France la plus attractive. Ces projets sont deux fois plus nombreux qu’en 2016 et pèsent pour 32 % du total des projets d’implantation, et 26 % des emplois. 25 pays ont investi en Nouvelle-Aquitaine l’année passée : si l’Allemagne prend la tête du nombre de projets initiés, c’est l’Espagne qui crée le plus d’emplois (15% des emplois pour 8 projets).

Concernant les investissements exogènes français, 59% sont des projets d’entreprises parisiennes (pour 63% des emplois). L’Île-de-France est malgré tout en recul (-7points), les autres régions marquant une progression.

Le boom du numérique

Enfin, l’attractivité de la région profite le plus au secteur numérique, en augmentation de 81% par rapport à 2016. Le numérique représente à lui seul 22% des emplois et 14% des projets – qui concernent en général les investissements français, les projets étrangers s’orientant davantage vers les secteurs industriels. Outre le numérique, le domaine des services domine largement : logistique, commerce, aéronautique, ingénierie.

(*) Les projets pris en compte sont ceux de création, d’extension et de rachat-reprise-autre. Quant aux nombre d’emplois créés, ils correspondent à ceux annoncés par les investisseurs pour les trois années à venir, hors emplois intérimaires et saisonniers, hors transfert d’emplois en France